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Aes Dana - Formors - (All Lyrics)

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Formors
Release Year: 2005
Added By: Josh Highland

1. Les Traces De La Branche Rouge

Nous venons des îles par delà les mers de l'ouest Des steppes où surgit l'astre brûlant Où le vent et la terre se disputent les offrandes Et la graisse des sacrifices Des terres glacées du nord où naissent les esprits Notre amitié est forgée dans le feu et le sang Dans le bruit des armes Scellée par les libations Les chants sacrés des bardes Réunis autour du dernier arbre épargné par la guerre Nous avons juré sur la branche rouge, comme d'autres avant nous Nous avons lié nos destins, et choisi de poursuivre les pillages jusqu'a la dernière halte Ceux qui sont nés dans le fracas des tempêtes Regardant l'avenir d'un seul oeil Se sont joints a notre quête Nous précipitant entre les mondes. Notre périple nous a ramené Dans le monde du milieu où saignent les hommes Ensemble nous avons juré sur la branche rouge Comme d'autres avant nous Au-delà des terres réservées aux mortels Nous avons vu les alfes et les fées, les géants terribles qui courent sur les glaces Nous avons appris les secrets des nornes Vu la toile sanglante du destin

2. Formors, Mer De Glaces Et D'ombre

Mer de Glace et d'Ombre Plaine où naquirent des Géants Si loin des terres ombragées de jadis Nos bateaux brisent la glace Nos incantations écartent les orages Notre regard plongé dans les royaumes d'ombre Un seul?il face à la mer Cillant dans la lumière aveuglante D'un passé qui nous fut volé Par des êtres de feu et de bronze Par celui qui portait le chaudron Et voulut combattre ceux qui commandent au froid La nuit, je répète leurs noms comme une immuable litanie Leur nom, le premier Celui que les hommes jamais ne surent Celui qu'ils auraient sans doute oublié Le jour où la fronde éteignit le regard glacé de mon père M'est une blessure toujours ouverte Seul à me souvenir de leurs tristes exploits De jeunes dieux déjà fanés Un seul?il face à la mer Cillant dans la lumière aveuglante La nuit, je répète leurs noms comme une immuable litanie Leur nom, le premier Celui que les hommes jamais ne surent Celui qu'ils auraient sans doute oublié Un seul?il ouvert sur les débris des temps anciens Je rêve du fracas de cette unique bataille que nous avons perdue Et je vois La lance et le chaudron déchiquetés par mille crocs de glace Je vois le chêne recouvert de givre, et son gland noirci par l'hiver.

3. Formors, Exil

De notre exil Nous parviennent les chants anciens Qui content La blessure des dieux morts De tous ceux qui nous bannirent Et furent bannis par le pouvoir du fer De ceux qui se consument en silence Enivrés par l'encens en attendant leur tour Dans notre exil de glace Nous cultivons les pouvoirs anciens Rêvant d'une vengeance Dont le sens s'effrite comme les épées Des rois oubliés sous leur tumulus de pierre Chérissant une revanche Contre ceux qui connurent la morsure du fer Et ont choisi l'exil sous de pauvres tertres Et des îles maudites où brille un soleil éternel Notre?il ne connaît ni les larmes ni la peur La magie implacable qui coulent dans nos veines Attend son heure Au temps où l'hiver s'étendra sur les plaines La magie des Formores lentement renaîtra De nouveau nous foulerons les terres d'où nos fûmes bannis Nul lance ne viendra saccager le pouvoir glacé de mon?il unique Dans notre exil de glace Nous cultivons les pouvoirs anciens Le regard tourné vers des îles maudites où brille un soleil éternel

4. Gwenardell

La mer déchire les rives d'Ebonia Echouée entre les terres des fées et les gouffres des hommes Accroupie dans la lande Léchant les croûtes sur ses mains Gwaenardell rêve à ses frères Elle digère le sang de la dernière bête Recueille les caillots Et mâche lentement Les portes de l'ouest sont closes Vide l'écume Au-delà des cercles de Manannan Sous le vent la roche est froide Douce les luttes des hommes Elle écoute les mots des poètes Et détourne ses regards des portes de l'ouest Qui a jamais sont closes Les danses succèdent aux danses Dans la chaleur de l'homme Les mots et le sang nourrissent le feu

5. Le Combat Des Zrbres

J'ai revêtu une multitude d'aspect Avant de revêtir ma forme définitive J'ai été lance étroite et dorée J'ai été chemin, j'ai été aigle J'ai été bateau de pêcheurs sur la mer J'ai été victuailles du festin J'ai été goutte dans l'averse J'ai été une épée dans l'étreinte des mains Bouclier dans la bataille Corde sur une harpe Ainsi pendant neuf années Dans l'eau, dans l'écume J'ai été éponge dans le feu Arbre au bois mystérieux Je fus formé par le fruit des fruits Par les fleurs des arbres et des buissons Par la terre et sa course terrestre J'ai été formé par les fleurs de l'ortie Par l'eau du neuvième flot J'ai joué dans la nuit Dormi dans l'aurore J'ai été dans la barque Le fils de la vague Sur les hauteurs de la montagne J'ai été serpent tacheté J'ai été vipère dans le lac J'ai été un oiseau au bec recourbé Le héros de prairies sanglantes Au milieu de cent chefs Rouge est la pierre de ma ceinture Mon bouclier est bordé d'or J'ai chanté le combat des arbres Devant le chef des bardes de Bretagne

6. Les Griffes Des Oiseaux

Une fronde à la main nu sur la route J'ai violé le premier geis Ma pénitence ne satisfait pas le destin Ma vie commence, hors du rythme Sur cet unique boulet de fronde Qui fait de moi un paria et un roi Hors de l'équilibre du monde, il n'y a nul pardon Le torque que je ceins à Tara Est comme le collier que l'on passe au cou des esclaves Je suis prisonnier de trop d'interdits Un à un, je les enfreindrais. Tous. Peu importe quand J'ai enfreins tous les geisa L'heure est venue Dans la demeure de Da Derga Le torque d'or sur mes épaules Encore un moment hors du rythme Mais les dieux ne m'ont pas oublié Je suis Conaire Mor L'homme du rève Le fils de Nemglan Et l'heure est venue Par trois fois, la maison a pris feu Par trois fois les flammes sont mortes J'entends les premiers mots de l'incantation Et je sais que l'eau ne sera plus là pour étancher ma soif Mon ami est parti, il reviendra trop tard J'ai enfreins tous les geis L'heure est venue Je suis le roi assoiffée par la sagesse d'un druide Les serres des oiseaux emporteront mon crâne Les griffes s'enfoncent dans mes chairs Me ramènent à la nuit Loin de Tara.

7. Ventres Noirs

Derrière lui ils courent Nombreux et noirs, haletants Sur sa nuque raide Leur haleine de viande et de sang Assemblée compacte Grouillante Leurs membres se heurtent et se mêlent S'accrochent à la terre L'homme sait leurs gueules béantes A avaler le monde Les larges brèches De leurs sourires jaunes Il sait leurs yeux orange Leur fourrure poisseuse Sur leurs flancs tièdes, les déchirures La peau rose qui affleure par endroits Perçant leurs ventres noirs Qui frôlent la terre L'homme sait qu'ils flanchent parfois Sur leurs pattes griffues et grêles Qu'ils trébuchent et souvent s'affaissent Dans la neige boueuse Mais il sait aussi qu'ils sont si nombreux Que d'autres les piétineront pour continuer la course Il court Les mains bleues qui battent l'air Les yeux au ciel et la poitrine brûlante C'est près d'un arbre qu'enfin l'homme se couche Le seul arbre sur cette terre sèche Il étend son corps maigre A la pâleur de racine Près d'un arbre pour ne pas être seul A les attendre

8. Manannan Mac Lir

Sur le seuil il observe Ceux des terres Ceux qui voguent et se noient Ses yeux sont de sable et de cendre Dans ses mains se consument les feux des naufrageurs Manannan Mac Lir observe les rivages Saisit une barque qui se broie sur les crocs de granit affamés Il modèle les vents qui s'approchent des sables Partage les étoiles Qui s'éteignent au matin Quand apparaît la terre Derrière les bancs de brume Ses yeux sont de sable et de cendre D'eau d'écume et de pierre Fixés sur l'étendue inconstante des mers Il caresse les algues pourries, les os des noyés Les rêves d'horizons Qui croissent sur ses rivages et se brisent Comme autant d'épaves rongées par le sel Il a vu Amorgen embrasser la terre Mais il a choisi de rester sur le seuil Renonçant aux champs, au bétail, à la guerre Tournant le dos aux promesses des vertes terres